Chaque jour, tu pourras t’asseoir un peu plus près…

Six ou sept fois, nous nous sommes croisés cet été… Autant d’instants magiques ! Il n’en reste pas forcément beaucoup d’images (surtout montrables…). Mais au moins une énorme envie d’en faire d’autres ! De te voir faire ta cour cet hiver, d’admirer tes petits au printemps, de renouer avec nos complicités nocturnes estivales…

 

De mon coté, même si la météo et la lumière ne sont plus favorables aux heures d’attente à la nuit tombée, je n’ai pas renoncé. Je vais profiter des prochains mois pour essayer d’en apprendre davantage sur toi. Et partir mieux armé pour notre deuxième “saison”. C’est bien simple : tu ne me vois plus et, pourtant, je suis encore là. A t’épier, tenter de découvrir d’autres de tes habitudes… dont certaines me permettront j’espère de te recroiser. Ces dernières images sont évidemment moins belles que celles de cet été. Mais je ne désespère pas qu’elles me permettent d’en faire d’autres, plus dignes d’intérêt. Et peut-être aussi de rencontrer quelques copains à toi ? J’aimerais bien, notamment, croiser ton voisin blaireau… Il parait que vous êtes colocataires : tu pourrais m’arranger ça ??

 

 

– Que faut-il faire ? dit le petit prince.

– Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t’assoiras d’abord un peu loin de moi, comme ça, dans l’herbe. Je te regarderai du coin de l’oeil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t’asseoir un peu plus près…

Le Petit Prince – Antoine de St Exupéry